vendredi 26 décembre 2014

oser se taire

 oser se taire

"le silence n'est un outil de terreur 
que pour les gens qui sont incapables de se taire 
parce qu'ils ont l'obsession de la parole...
ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer."
William Burroughs.

se taire n'est pas aussi évident qu'on le pense.
se taire n'est pas non plus garder le silence.
il est des personnes qui s'accaparent la parole
et empêchent les autres de participer à la causerie,
à la discussion, au débat.
leur prise de parole devient embarrassante,
voire même assommante pour les autres.
elle est vide d'intérêt car hors sujet.
leur intervention, dépourvue de tout bon sens, 
surgit au mauvais moment,
coupe le fil de celle d'un autre participant,
rien que pour étaler un blabla sans goût.
oser se taire signifie garder la bouche cousue, 
bien écouter la personne qui tient la parole,
bien comprendre de quoi s'agit-il.
oser se taire veut dire s'empêcher de parler au moment inopportun, mais attendre que celui qui s'exprime
cesse de parler, signe comme quoi il donne le feu vert
à qui veut prendre la parole à son tour.
se taire est une manière de quitter la scène,
pour pouvoir observer les autres, 
écouter leurs propos,
saisir leurs idées,
comprendre leurs points de vue,
juger leurs positions.
se taire permet d'apprécier son propre silence,
de laisser son intuition capter le non-dit de l'autre.
par ailleurs, il es impoli de se taire 
en face d'un interlocuteur
tout en fermant les yeux,
ou levant la tête vers le haut,
ou tournant le dos,
car la politesse exige un certain égard à l'interlocuteur,
 lui faire sentir, par exemple,
qu'on accorde de l'intérêt à ses propos.
  l’indifférence tue la communication,
elle risque même à la longue
de mettre fin à la relation.

"c'est une grande misère que de n'avoir assez d'esprit pour bien parler, 
ni assez de jugement pour se taire."
Jean De La Bruyère.

tous droits réservés à l'auteur
hamid albachir almakki
décembre 2014
  

lundi 26 mai 2014

oser penser ... juste

oser penser ...  juste

rappelons nous la fameuse métaphore
de Blaise Pascal:" l'homme est un roseau pensant"
et rappelons nous aussi la fameuse citation
de René Descartes, dans son Discours de la Méthode:
" je pense, donc je suis"
le présent article n'a pas la prétention de développer
un essai philosophique ni sur la métaphore de Pascal,
ni sur la citation de Descartes.
il tente seulement d'attirer l'attention sur le fait
que très peu de personnes ont appris
à penser juste, à organiser leurs pensées;
et elles sont loin, très loin, de pouvoir réfléchir à bon escient.
l'être humain est condamné à penser, d'une manière ou d'une autre, au cours de sa vie sur terre.
si " le rire est le propre de l'homme",
la pensée est l'émanation de son esprit,
elle est surtout la manifestation de sa conscience.
le mode penser est inhérent à son existence.
les pensées par rapport à l'esprit
sont comme l'air aux poumons,
comme le sang au cœur.
les pensées sont une sorte de fluide qui coule
d'une manière continue, sauf probablement
au cours du sommeil où le processus du rêve
prend la relève.
la question qui se pose est:
comment penser juste?
car à l'opposé, une pensée peut être fausse,
dans ce sens qu'elle est mal fondée.
le dictionnaire Larousse nous propose
certaines définitions de la pensée:
1- ensemble des processus par lesquels l'être humain
au contact de la réalité matérielle et sociale
élabore des concepts, les relie entre eux
et acquiert de nouvelles connaissance:
ex:la pensée logique, les démarches de la pensées.
synonymes: entendement, esprit, intelligence, raison.
2- manière d'exercer cette activité psychique:
ex:avoir une pensée rigoureuse.
synonyme: esprit.
3- le fait de penser à quelque chose,
d'imaginer ce qui n'est pas réel, présent;
image, représentation ainsi fourni, idée:
ex:loin de moi l'idée de vous faire tort.
4- idée, représentation psychique ayant une valeur
plus ou moins affective ( surtout pluriel ):
ex:de sombres pensées l'habitaient.
synonyme: réflexion.
5- dans des formules de politesse
en fin de lettre ( surtout pluriel ):
ex:meilleurs pensées.
synonyme: souvenir.
oser penser juste n'est pas uniquement une affaire de volonté, mais aussi et surtout,
une affaire de méthode.
on s'interroge souvent sur la nuance
entre la pensée et la réflexion;
les deux termes sont-ils synonymes ou différents?
le même dictionnaire Larousse définit le mot réflexion
comme suit:
1- action de réfléchir, d'arrêter sa pensée
sur quelque chose pour l'examiner en détail
ex: une proposition qui demande réflexion.
2- qualité de quelqu'un qui évite la hâte,
la précipitation dans ses jugements et dans ses décisions.
ex: manquer de réflexion.
3- pensée, considération, conclusion auxquelles
conduit cette activité de l'esprit.
ex: se laisser aller à des réflexions amères.
4- observation adressée à quelqu'un pour le critiquer.
ex: il lui a fait une réflexion désobligeante.
on dit que " la réflexion est le retour
de la pensée sur elle-même".
j'espère par le biais de cette sensibilisation
attirer l'attention sur l'importance et la gravité
que représente le processus de la pensée juste
et de la réflexion pesée,
dans l'expression de nos jugements,
nos opinions et nos décisions.
hamid albachir almakki
mai 2013

oser aimer soi-même

oser aimer soi-même

oser aimer soi-même ne doit pas être confondu
avec le narcissisme.
d'après le dictionnaire de la langue française,
le narcissisme a deux sens:
1- admiration de soi-même,
2- égocentrisme ou particularité
à être centré sur soi-même.
il dispose aussi de deux synonymes:
1- autoérotisme ou recherche solitaire
d'une satisfaction sexuelle.
2- égotisme ou disposition à cultiver son égo
d'une manière excessive.
aimer soi-même a plutôt tendance à cultiver
une certaine estime pour soi,
sans exagération ni débordement
risquant de basculer dans le sentiment
d'orgueil et de vanité.
l'estime de soi ne doit pas être acquise gratuitement,
elle doit être méritée,
par une culture continue et permanente,
consistant à se débarrasser  des défauts
qui ont pu coller à la peau, le long du parcours de la vie.
l'estime de soi doit aussi œuvrer
pour meubler son fort-intérieur
par tout un éventail de qualités humaines
dont l'intérêt est de se faire respecter,
par autrui et par soi-même.
oser aimer soi-même doit inciter à la dignité, 
à la sincérité, à l'abnégation, à la modestie.
oser aimer soi-même doit aussi inciter 
à développer son savoir,
sans pédanterie ni vantardise.
oser aimer soi-même est surtout être à l'écoute
des évènements qui se produisent à travers le monde,
surtout ceux qui sont en rapport avec les malheurs
de l’humanité: 
l'injustice, la ségrégation, la faim, 
l'ignorance, la maladie, la pollution...
oser aimer soi-même c'est être prêt à servir autrui
avant de se servir soi-même.
hamid albachir almakki
mai 2013

oser écrire à soi-même

oser écrire à soi-même

contrairement à ce qu'on pourrait penser,
écrire à soi, pour soi, ou sur soi, est moins aisé,
que de correspondre avec autrui.
l'autre n'est pas soi-même,
même s'il s'agit d'un frère jumeau.
il est différent, distinct, détaché, séparé.
il est doté de sa propre identité, de sa propre personnalité.
il y a plusieurs modes de correspondance avec soi-même:
-  tenir à jour un journal intime;
- rédiger de temps à autres ses propres confidences;
- écrire son autobiographie;
- établir son autocritique ou mea culpa;
- écrire en fin de course ses mémoires.
on peut s'interroger sur l'intérêt
de ce genre de travail intellectuel
que certains considèrent comme passe-temps agréable,
et que d'autres trouvent 
comme une perte de temps pure et simple.
un journal intime est une référence importante, 
car on peut y revenir, dans le futur, pour se rafraîchir la mémoire, sur certains événements,
faits, jugements, opinions ou prises de position.
il permet de comparer notre conception de la vie,
par le passé, et celle du présent, et procéder à corriger notre manière de se comporter et de juger,
afin de mieux bâtir l'avenir.
les confidences sont le fruit d'une réflexion plus mûre et plus profonde que le fil conducteur d'un journal intime.
une autobiographie est un travail de longue haleine.
il observe avec rigueur l'ordre chronologique des événements que l'auteur doit narrer 
avec le maximum de sincérité et d'objectivité, 
attitude qui fait défaut, la plupart du temps.
une autocritique vise à dresser son propre réquisitoire,
à être en même temps l'accusé et le juge,
à dresser la liste des erreurs commises,
et chercher les causes qui ont conduit à commettre ces erreurs. le processus de l'autocritique doit dépasser le stade du réquisitoire, pour arriver à trouver les solutions pour redresser la barre et changer de cap.
les mémoires consistent à brosser le tableau 
de tout le parcours de la vie, 
en citant les événements les plus marquants.
oser écrire à soi-même, sur soi-même ou pour soi-même,
sont, non pas simplement des occasions à ne pas manquer,
mais des opportunités à saisir, pour dialoguer avec soi-même, car très peu de gens ne savent pas faire de leur propre personne, un ami, un confident, avec qui il est merveilleux de communiquer, même si leur tête, pour une raison ou une autre, ne leur plaît pas.
oser écrire permet souvent de se concilier, avec soi-même,
de s'accepter, et par voie de conséquence, de s'émanciper.
oser écrire incite inéluctablement de se retirer de la société,
ne serait-ce que pour un moment,
pour pouvoir se concentrer, rassembler son énergie,
ramasser ses idées, leurs choisir les mots et les expressions
qui les mettent en valeur.
l'art d'écrire nécessite, comme tout art, de déployer des efforts pour le cultiver, l'enrichir, l'élever.
par retour, il provoque une sensation de bonheur incomparable, sans limites, sans frontières.
hamid albachir almakki
mai 2013

jeudi 13 mars 2014

oser dialoguer avec sa mémoire

oser dialoguer avec sa mémoire
On a tendance à traiter la mémoire comme un placard
où on range des souvenirs, des faits, des événements, 
des personnes, des choses, etc
comme on range des vêtements qu'on n'utilise plus, des cahiers d'école,
de vieux livres, des cartes postales, des timbres, des jouets d'enfance,etc. On croit peut-être que la mémoire n'a de valeur que pour faire rappeler où on a casé de l'argent, des bijoux, des rencontres à venir, des réunions à faire etc.

Tout ça a surement de l'importance!
Mais la mémoire est beaucoup plus vaste, 
profonde, complexe.
C'est un vrai monument à plusieurs étages, pavillons.
la mémoire a ses ramifications dans le temps 
avec le passé le présent et aussi la projection du futur.
Elle a ses connexions avec l'instinct, l'intuition, l'affection, 
la raison et d'autres fonctions vitales de l'être humains.
Bref, la mémoire est et devrait être présente 
tout le temps et en tout lieu.
Elle est branché sur le réel, le rêve, l'imaginaire, le fantasme, l'invraisemblable.
J'aborde maintenant le vif du sujet: 
oser dialoguer avec sa mémoire.
Y a-t-il une méthode pour ça? 
A ma connaissance, il y a des méthode, 
des procédés à suivre.
Mais la meilleure voie est le pragmatisme.
Etre conscient que la mémoire a sa place 
dans la vie courante, 
dans le processus de décision.
Etre conscient que la mémoire a besoin 
d'être entretenue constamment.
Et le plus important, être conscient 
qu'il faut dialoguer avec la mémoire.
Pour se faire il est important de traiter la mémoire 
en adulte responsable,
capable de participer aux décisions à entreprendre.

hamid albachir almakki
13 Mars 2014

dimanche 17 novembre 2013

en guise d'éditorial

oser écrire
éditorial

oser-écrire est un blog qui a l'ambition de se pencher
sur les problèmes de la vie,
non pas par plaisir ou par curiosité, mais par devoir,
afin de les mettre en relief,
de les aborder, de les traiter 
et de tenter de leur apporter des solutions.
oser-écrire a choisi comme langue d'expression,
celle des écrivains français, ou d'expression française,
qui ont marqué positivement l'histoire de l'humanité,
par leurs pensées et leurs prises de position.
oser écrire, c'est avant tout oser rêver, 
oser imaginer son rêve,
oser sculpter par l'imagination ce rêve.
oser écrire, c'est avant tout aussi oser vivre, 
non pas une vie végétative,
comme celle des plantes ou des bêtes,
mais plutôt avoir l'audace de  prendre position
sur les évènements marquants de la vie.
oser écrire, c'est oser par la plume, 
ce que la voix n'ose pas prononcer.
oser écrire c'est permettre à d'autres d'oser lire,
ce qu'ils auraient souhaité dire, ou écrire,
mais n'avaient pas eu le courage d'exprimer,
ni par la voix, ni par la plume.
oser écrire, c'est tenter de transformer une page vide, banale, sans valeur,
en une scène de théâtre animée, pleine de vie,
devant laquelle le public éclate de rires, 
ou explose de larmes.
hamid albachir almakki
mai 2013